Les fautes des journalistes guadeloupéens et celles de ceux qui ne sont pas guadeloupéens sont souvent les mêmes

Publié le par elizabeth971

Ce que je reproche aux journalistes - et j'utilise ce vilain mot de "reproche" parce que le problème me semble assez important - c'est qu'ils devraient être un modèle de bonne diction, de bonne connaissance de la grammaire et de l'orthographe, de bonne connaissance des règles de prononciation aussi...Et qu'ils sont -au contraire- ceux par qui se répandent les mauvaises habitudes, ceux à cause de qui, la faute devient la règle.

Ils ne savent même pas comment se corriger quand ils se trompent et, quand ils se corrigent, c'est parfois pour faire une faute plus grave ou pour créer une faute alors qu'au premier essai, ils n'avaient justement pas fait de faute !

Je vais donner un exemple : hier soir, sur Guadeloupe Première, le journaliste Jérôme B. parlait de l'arrestation musclée de deux délinquants. Je ne pourrai pas dire de quoi il s'agissait vraiment car la faute de liaison du journaliste m'a tellement agacée que je n'ai plus écouté le discours :

"les jeunes hommes..." a-t-il dit, en faisant parfaitement la liaison qui permet d'entendre le son [z] entre jeunes et hommes et j'étais ravie d'entendre (enfin !) une bonne liaison...Mais ma joie a été de courte durée "les jeune hommes" s'est-il rapidement corrigé en faisant entendre le son [n] entre les deux mots.

C'est une faute courante en Guadeloupe...mais aussi en France métropolitaine. Sur France 2, il n'y a pas très longtemps, une jeune journaliste avait fait la faute de liaison en disant les jeune hommes avec une liaison en [n] au lieu de [z]. William, son chef, avait eu le réflexe de la reprendre "les jeunes [z]hommes" avait-il dit.

William Leymergie est un homme âgé de plus de soixante ans. Il fait partie de la génération de journalistes qui étaient un modèle de diction et de connaissance de la langue pour tous les français qui les écoutaient.

Les journalistes actuels, ceux qui ont, pour la plupart, entre trente et quarante ans (mais des plus vieux aussi), ne sont pas des modèles mais des éponges qui récupèrent toutes les fautes des gens pas très bons en grammaire et orthographe (et syntaxe aussi) et qui les répètent, faisant alors de la faute, une règle, car, malheureusement, ce qui est dit par les journalistes, est considéré par les auditeurs comme étant ce qui est correct.

 

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D
On peut le prendre plus positivement en parlant de donner ses convictions, de prendre position plutôt que d'être systématiquement dans la dénonciation. Quand on exprime ses convictions, ou qu'on les écrit, on prend obligatoirement le risque de heurter une personne qui a les positions inverses. Personnellement, je trouve que donner sa conviction fait du bien à l'ego. Et si on n'est pas un gros bourrin, en général cela passe bien. Cela peut être l'occasion de confronter des points de vue en bonne intelligence.
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E
L'expression que j'ai aimée (il y a quelques années) et dont on ne parle plus, c'est "indignez-vous". Chacun doit s'indigner, cela peut demander une analyse sur soi-même, et ça ne fait pas de soi un moralisateur, un donneur de leçons. "indignez-vous" remet tout en question en prenant comme point de départ un sujet isolé car tout, dans la société actuelle, nous ramène au même système, un système que nous autorisons parce qu'il nous arrange (d'une certaine façon) alors qu'il prend notre liberté et nous demande d'une certaine façon de nous prostituer et nous signons pour ça. Tu sais, mon fils ainé est toujours éleveur de chèvres et vit toujours plus ou moins dans la forêt. C'est un indigné. Mes frère et sœurs me reprochent de ne rien faire pour qu'il arrête de vivre comme il vit mais je ne peux pas être d'accord avec eux car je suis admirative de mon fils qui est un authentique indigné.
E
toute action humaine est à la fois positive et négative. Dénoncer, sur le plan historique, ça passe un peu mal. La dénonciation fait partie des actions déjà connues comme dangereuses. Les gros bourrins sont justement ceux qui font tout basculer (les grosses bourrines aussi bien sûr si on peut mettre ça au féminin). Dans "balance ton porc", on a utilisé le mot "balance" et je me demande si ce n'est pas à cause de la peur du mot "dénonce". Nous ne devons pas accepter pour nous-mêmes certains abus que d'autres nous imposent. C'est un fait...Dénoncer l'autre...C'est un rôle qu'on se donne. Et jusqu'où ira ce rôle ? Dans le cas d'un homme qui pratique le harcèlement sexuel, la personne harcelée qui dénonce le gars sur le réseau social peut faire une nouvelle victime (si elle donne le nom du harceleur). Cette victime sera par exemple la fille du harceleur.
D
Leymergie, une fois je l'ai vu en vrai, il animait un séminaire pour mon labo. Pas aussi sympa en vrai qu'à la télé....
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D
Coucou.<br /> Moi ce qui me choque le plus ce sont les fautes écrites. J'en fais. Comme un peu tout le monde. Sauf toi...Mais sur les commentaires de la vidéo de ma maman, et j'en ai un bon nombre maintenant, ce qui m'impressionne c'est le nombre de personnes qui font des fautes énormes. Pas que des jeunes...parfois, je leur conseille de refaire un CP. Ceux qui ne font pas de faute, qui écrivent bien, sont aussi, le plus souvent, les plus dangereux...tous les cathos intégristes, les fachos, les adeptes des théories du complot. Eux savent écrire et sont érudits. Et ça me fait peur de laisser le terrain à ces gens timbrés...
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E
Mais oui. internet révèle tous les défauts, que ce soit l'incapacité à écrire correctement ou le besoin que chacun a de dénoncer autrui (et c'est bien ce que je fais en dénonçant les lacunes des journalistes). Internet accentue en particulier le besoin de faire la morale, de dénoncer ceux qui nous semblent ne pas obéir à la mode, au conformisme, à la morale, à l'interprétation que chacun fait du droit, etc. Tu as fait un article (ironique) sur "balance ton porc". Donc, on encourage la dénonciation et ça fonctionne très bien. Les conséquences sont assez dangereuses sur un sujet comme le harcèlement et le viol.