La fin du travail et la fin du capitalisme ?

Publié le par elizabeth971

Dans les années 1995-1996, le livre « La fin du travail » par un économiste américain, Jeremy Rifkin, a bouleversé le monde capitaliste qui s’est empressé d’étouffer le concept, le livre, l’auteur, en déclarant que l’idée de Rifkin (et de quelques autres je pense) était absurde.

La traduction française était préfacée par Michel Rocard, le papa de Martine, celle qui nous a mis aux trente cinq heures.

Pour moi, l’idée de Martine et celle de son papa et celle de Rifkin ont un rapport.

Le livre de Rifkin a été pour moi une révolution. Non. Une révélation.

Enfin, ça a été un livre très important pour moi, un peu comme le « Livre tibétain de la vie et de la mort » que j’ai lu une dizaine d’années plus tard.

D’ailleurs, ils ne sont pas sans rapport, ces deux livres car, qu’est-ce que l’idée de la fin du travail ? C’est l’idée que le travail n’est plus nécessaire, désormais, que l’humanité a découvert suffisamment de techniques pour qu’il ne soit plus réellement nécessaire de travailler pour se nourrir, se loger.

Les machines peuvent presque tout faire sans que les hommes soient obligés de passer leur vie à travailler.

Je ne vais pas résumer ici le livre de Rifkin.

Je ne peux pas donner ici les explications qu’il donne pour montrer que le travail tel que nous le concevons n’est plus nécessaire.

En tout cas, lorsque j’ai lu ce livre, j’ai été convaincue.

Mais les capitalistes, eux, ne l’ont pas été.

Car la fin du travail, c’est la fin de la domination de la masse des prolétaires et des consommateurs par quelques seigneurs.

 

La fin du travail, c’est la fin de l’assouvissement du désir d’être dominant, puissant. C’est la fin de tout ce qui est représenté par le cerveau gauche…ou par le « moi » (dans la théorie de Jung)…ou par « l’ego » (dans la théorie bouddhiste).

 

C’est là que je rejoins ma référence au livre tibétain de la vie et de la mort : le capitalisme, la société de consommation, ce sont des notions qui sont adorées par l’ego, par le cerveau gauche, par la partie de l’homme qui veut toujours comparer des hommes à d’autres hommes, dominer, se laisser dominer par de faux désirs…

 

Cher Dexter, cette référence que je fais au livre de Rifkin est une réponse à ton commentaire concernant l’idée que, dès la naissance, nous pourrions tous avoir un salaire.

C’est une des idées que j’ai trouvées dans « La Fin du travail ». Ces idées- là, celle de Rifkin et celle de bien d’autres économistes non capitalistes, elle est encore difficile à admettre par la plupart d’entre nous.

Je suis d’accord avec toi, Dexter : la vraie solution à tous nos problèmes de riches, de pauvres, de puissants, d’esclaves, de retraite, …… Elle est dans une forme de révolution de la conception même de travail.

Quand on y réfléchit vraiment, est-il normal que la même valeur « argent », serve à la fois à résoudre les besoins de base de l’existence et le désir d’être puissant ?

 

Les capitalistes répondent à cette question en disant que sans l’esprit de compétition et sans le risque de l’entreprise il n’y a pas de progrès et que l’on n’en serait pas là où on en est dans notre système de confort si cet esprit de compétition ne faisait pas partie du cerveau humain.

 A ça, Rifkin répond que maintenant que nous l’avons obtenu, ce confort, on peut peut-être s’arrêter et donner moins d’importance à la fonction « compétition » de notre cerveau…

 

Tout est en rapport avec la condition humaine.

 

Moi, je crois qu’elle peut évoluer, cette condition.

 

D’ailleurs, selon moi, cette évolution est absolument nécessaire.

Si nous n’admettons pas l’idée de « fin du travail », c’est-à-dire la fin du capitalisme et de la société de consommation, nous risquons de nous précipiter vers « la fin de l’homme », c’est ce que disent des auteurs comme Yves Paccalet, Albert Jacquard et bien d’autres.

 

 

bibliographie : 

Rifkin : La fin du travail

Paccalet : l'humanité disparaîtra

Jacquard : Le compte à rebours a-t-il commencé ? 

 

Publié dans actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
<br /> <br /> Les riches s'enrichissent, grace aux revenus du capital qui explosent. A coté de cela, les revenus du travail baissent, et le travail disponible s'amenuise.<br /> <br /> Mais est ce là une dérive du capitalisme, ou bien son aboutissement ? Est ce un problème, ou bien la solution ?<br /> <br /> Car finalement, nous constatons tous qu'aujourd'hui les machines remplacent les hommes. En d'autres termes, le capital se substitue au travail.<br /> <br /> Puisque le capital devient la principale source de revenu, autant l'inciter, et le répartir. Quant au travail, il reste une opportunité d'activité<br /> rémunérée.<br /> <br /> Quelques solutions simples mènent à une société de capitalistes :<br /> <br /> - Exonérer le capital, ne taxer que les revenus du capital.<br /> - Favoriser l'accumulation de capital, par incitation fiscale, ou prêt à taux zéro.<br /> - Répartir les fonds souverains, lorsqu'ils existent, entre tous les sujets de la nation.<br /> - Taxer les très grands capitalistes, pour redistribuer aux nouveaux capitalistes.<br /> - Transmettre les héritages sans aucune taxe.<br /> - Limiter le montant de l'héritage reçu par chacun, et donner à d'autre l'excédent.<br /> <br /> Loïc DAMEY<br /> <br /> http://enfin-libre.sitego.fr/tous-capitalistes.html<br /> http://lautrecapital.blogspot.com/<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
E
<br /> Merci pour votre commentaire. Je suis allée voir votre blog. Bonne continuation.<br /> <br /> <br />
G
<br /> <br /> Bonjour, <br /> <br /> <br /> La notion de "papa de Martine" est elle métaphorique ou symbolique ? Si elle est génétique c'est une erreur : le papa de Martine est Jacques Delors.<br /> <br /> <br /> Bien cordialement<br /> <br /> <br /> Georges<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
E
<br /> <br /> merci, Georges. J'ai rectifié dans mon dernier article. êtes-vous le même Georges que dans le blog d'Yves Paccalet ?<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Moi je suis d'accord avec ce type d'idées,bien sûr,même si je ne vois pas vraiment comment on pourrait faire concrètement.Encore un concept de<br /> cerveau gauche ça....Hier soir j'ai regardé "Les vivants et les morts",une série française "de qualité". Cela parle du capiltalisme,de son cynisme,de sa brutalité,du mépris total des valeurs<br /> humaines. A un moment,le directeur de l'usine qui va fermé est effondré. Il a vraiment essayé de sauver l'usine et les emplois et six mois après<br /> la logique financière fait que des Américains décident de fermer purement et simplement le site. Lui,explique à sa secrétaire que la décision a été prise en regardant des courbes,des chiffres,des<br /> bilans comptables qui ont été analysés comme étant "a piece of shit" et sans bien sûr penser aux hommes,au savoir-faire,aux acquis sociaux,enfin à tout ce qui est humain. Alors,il quitte femmes<br /> et enfants et se barre avec sa secrétaire....son monde s'est écroulé. Et puis,et cela aura peut-être plus de rapport avec ton texte,un personnage dit un moment qu'il faut penser à l'imossible en<br /> l'imaginant possible pour justement le rendre possible....et je crois que c'est ça:on nous dit les retraites (les salaires bas,l'injustice sociale,les acquis sociaux...)c'est comme ça....tu n'es<br /> pas d'accord,tu es con. Et c'est tout. C'est une forme de pensée unique désastreuse qui nous englue dans un shéma de pensée hyper sclérosant. Chez Calvi,l'autre soir,il y avait Dominique Reynier<br /> qui expliquait qu'il faudrait donner des cours d'économie aux français car bien sûr ils ne comprennent rien à rien!!! Sinon il ne protesteraient pas!! Je trouve ça fou. En fait donner des cours<br /> d'économie revient à faire de la propagande car en général on ne présente qu'une doctrine et qu'un son de cloche,celui du libéralisme,sans jamias dire que cela est bien relatif en fait et que<br /> tout dépend du point de vue dans lequel on se place...Quand j'entends ça,je prends un coup de sang et je m'énerve,je m'énerve...Comment veux-tu,dans ces conditions,quand les élites sont<br /> formatées,envisager changer quelque chose.....Bon j'arrête,je ne sais pas si j'ai été constructif,mais j'avais envie de te parler de ça....<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
Répondre