la vie après le cyclone
La semaine qui se termine est plus calme que la précédente. Nous payons les conséquences du cyclone en faisant tous les jours un trajet long et fatigant. Le matin, ça va : je quitte la maison à cinq heures et demie et il y a encore très peu de voitures et de sportifs à cette heure là. Il y a quand même le bus qui me surprend toujours au détour d’un virage et qui me fait sursauter. Mais le reste du trajet se déroule bien. C’est même très agréable par moment de rouler seule sur la route de Dolé à l’heure où les couleurs de la végétation se réveillent. On passe sur un pont, puis devant une chute d’eau (très fournie en ce moment). Il y a beaucoup d’arbres qui bordent la route et des bananiers qui semblent très verts au soleil levant. J’arrive ensuite au rond-point de Gourbeyre où il n’y a aucune voiture à part la mienne. Je traverse, seule, la ville jusqu’à la route de Saint-Charles que je descends presque en roue libre car il n’y a personne pour me gêner. Tous les matins, au bord de cette route, je vois le même vieux monsieur, coiffé d’un chapeau colonial, qui attend son bus. Une fois arrivée sur mon lieu de travail, avec une demie heure d’avance, je profite de la paix matinale et j’écris mes « morning pages » imposées par mon programme de « The artist’s way » et, si j’ai encore un peu de temps, je me promène un peu dans le jardin à la recherche de fruits.
Les retours sont plus difficiles. Je rentre très tard car, après mon travail, je vais chez l’un ou l’autre de mes élèves pour leurs devoirs et, lorsque je rentre sur Vieux-Fort, la nuit est tombée depuis longtemps.
Quand on prend la route de Trois-Rivières pour aller vers Vieux-Fort, on a le profond fossé d’écoulement des eaux sur la droite, tout près. J’ai toujours peur de tomber dedans alors je roule lentement mais souvent, je suis collée par des voitures pressées qui me forcent à rouler plus vite, dans le noir et dans les virages.
Lorsqu’arrive en face de moi un gros quatre-quatre qui fonce avec ses phares qui m’éblouissent, j’ai si peur que je m’arrête, ce qui énerve beaucoup (et je les comprends), ceux qui me collent à l’arrière et qui, ensuite cherchent la première occasion pour me doubler.
Voilà. Je vais essayer de donner un peu de bonheur à mon artiste pendant le week-end. Nous sommes bien fatigués, lui et moi, de notre semaine post- cyclone.
Les retours sont plus difficiles. Je rentre très tard car, après mon travail, je vais chez l’un ou l’autre de mes élèves pour leurs devoirs et, lorsque je rentre sur Vieux-Fort, la nuit est tombée depuis longtemps.
Quand on prend la route de Trois-Rivières pour aller vers Vieux-Fort, on a le profond fossé d’écoulement des eaux sur la droite, tout près. J’ai toujours peur de tomber dedans alors je roule lentement mais souvent, je suis collée par des voitures pressées qui me forcent à rouler plus vite, dans le noir et dans les virages.
Lorsqu’arrive en face de moi un gros quatre-quatre qui fonce avec ses phares qui m’éblouissent, j’ai si peur que je m’arrête, ce qui énerve beaucoup (et je les comprends), ceux qui me collent à l’arrière et qui, ensuite cherchent la première occasion pour me doubler.
Voilà. Je vais essayer de donner un peu de bonheur à mon artiste pendant le week-end. Nous sommes bien fatigués, lui et moi, de notre semaine post- cyclone.
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