fond et forme (2)

Publié le par elizabeth971

Pas écrit depuis bien longtemps, pourtant, je pense bien à vous, chers lecteurs mais j’ai bien des occupations… J’avance lentement dans la rédaction de ma pièce. Tente pages sont écrites ou plutôt réécrites. Il m’en reste deux ou trois à écrire….Rien ne prouve que je ne réécrirai pas ce qui a été écrit mais je reprends de moins en moins depuis le début. La plus grande partie de mon texte est plus ou moins figée désormais. Plus ou moins. En tout cas, je sais désormais quel est le fond de mon histoire, quels en sont les personnages et quelles fonctions jouent les personnages secondaires par rapport aux principaux, quelles sont les motivations des personnages principaux, personnages qui sont des sortes de « moi » même s’ils n’ont pas exactement mon histoire. Ils ont leurs histoires à eux, leurs psychologies à eux, même si, une fois rassemblés, ils pourraient bien être un clône de moi…Bien obligée de ne pas reproduire exactement mon « moi » dans le personnage principal, la femme. La femme de ma pièce n’est qu’une facette de moi : l’autre facette de moi, c’est son fils. Une troisième facette de moi est le « sage » représenté par un rasta qui arrive plutôt vers la fin de la pièce et qui va aider la femme à réaliser une sorte d’éveil, de compréhension de ce qu’elle est. Mon rasta, le « sage » de ma pièce, aura en quelque sorte le rôle de « Jean-Louis » dans « les petits mouchoirs » : il récapitule et annonce une sorte de morale qui sera exprimée par le fils, tout à la fin de ma pièce. Reprenons l’idée générale de ma pièce : Il y a une grève et tout est paralysé dans l’île où vivent les personnages de ma pièce. Les personnages principaux sont une mère et son fils. La grève n’est qu’un environnement mais c’est aussi ce qui va permettre de déclencher une action. La mère n’ayant plus d’essence à cause de la grève accepte l’idée de son fils qui est de remplir le réservoir de la voiture avec l’essence d’une réserve privée connue de certaines personnes de la classe dominante de l’île. Le fils part donc à la recherche de l’essence mais ne revient pas. Le compagnon de la femme en profite pour révéler à la femme ce qu’elle sait mais qu’elle ne veut pas voir : son fils est un délinquant de la route. Avec sa bande d’amis, gosses privilégiés pour la plupart, il fait des « tirages », des courses de voiture, ce qui est illégal et extrêmement dangereux. Si le fils ne revient pas, c’est peut-être parce qu’il a eu un accident, peut-être parce qu’il s’amuse sur les routes avec sa bande…Le fils finit pas revenir, mais sans la voiture. La mère se met en colère, abandonne son fils dans son appartement et s’en va chez son compagnon. Le compagnon s’émeut de la situation du garçon resté seul chez lui sans repas préparés et sans amour. Il va aider à la réconciliation entre la mère et le fils. A partir de là, tout un processus de prise de conscience de la mère et du fils va se mettre en place… Les personnages sont donc la mère, le fils, le compagnon de la mère. S’ajoutent à ce petit groupe, un sage (le rasta) et un alcoolique. Ainsi que mon lecteur assidu, Dexter, me l’avait fait remarquer, le rôle de l’alcoolique n’est pas anodin. Il est vrai que l’alcoolisme fait partie des « problèmes » qui me préoccupent beaucoup. Cet alcoolique a également, dans ma pièce un rôle de symbole. Il est celui qui n’a pas de famille, qui n’a plus de maman et qui est une sorte d’être abandonné par la société. Voilà donc pour les personnages de ma pièce. Je les connais maintenant et je sais qu’est-ce qu’ils cherchent à faire et à prouver. Mais pour ce qui est de la forme de ma pièce, j’ai bien des difficultés. C’est cette forme, changeante, qui a, petit à petit, transformé le fond de ma pièce, sculpté les psychologies. La forme devient le guide du travail d’écriture et amène le fond de l’histoire vers quelque chose qui est de plus en plus intime, de moins en moins général. On s’éloigne de ce qui avait été décidé au début de l’écriture : une histoire de grève qui permet à trois personnes de découvrir et d’apprécier les produits de la nature. Je suis bien loin de ce schéma de base qui m’a intéressée il y a huit mois. Ecrire une pièce (ou un roman, je pense), c’est se dire « je vais parler de ça ». On choisit un évènement, un personnage et on commence à en parler. Mais le processus de l’écriture fera que cette histoire deviendra vraiment une histoire, mon histoire avec mes obsessions, mes images, mes souffrances et mes joies. L’écriture sera celle que je connais, celle qui correspond à ce que j’ai lu tout au long de ma vie, une écriture marquée par ma culture, mon époque. C’est un peu tout ça, ce que je suis.
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D
<br /> <br /> Salut ma Lectrice,<br /> <br /> <br /> Voilà un bon moment que je n'ai pas mis les pieds et les mains par ici. Enfin pour être excat, je suis passé quelques fois sans jamais prendre le temps de laisser un commentaire. Entre les<br /> vacances, puis la reprise du boulot début Août pour 15 jours et les ennuis de santé de mon père par la suite, je n'ai pas eu le loisir de faire du blog. Je profite d'un petit moment pour laisser<br /> un commentaire sur ce texte que j'avais lu il y a un moment déjà. Si je me rappelle bien, tu y disais une chose qui me reste encore en mémoire, tu disais que le personnage de Lola était pour une<br /> part toi. Cela ne m'a pas étonné. Ce qui m'a plus étonné c'est quand tu écris que tu as aussi une part de toi dans le personnage du fils. Quand j'avais lu ton texte, je m'étais que le fils<br /> étais....ton fils. Je n'avais pas un instant pensé que tu avais mis une part de toi en lui. Comme quoi je ne te connais pas si bien que ça,en fait.....Sinon je suis contant que tu aies avancé,<br /> que de changements par rapport au début!!!! Bonne continuation et je suis toujours prêt à lire tes textes si tu en as envie bien entendu....<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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