Haïti : le retour de l'enfant prodigue
Cet article sera à mettre en relation avec mon précédent article intitulé "souvenez-vous de Copenhague" dans lequel je voulais montrer que le tremblement de terre de Haïti était une réponse immédiate aux questionnements du peuple de la Terre. Mais un autre débat a reçu une forme de réponse avec la catastrophe d'Haïti, celui de l'identité nationale.
Concernant le premier point, le tremblement de terre a montré au monde que, en cas de catastrophe naturelle, les pays pauvres seraient gravement touchés en raison de leurs mauvaises conditions de vie, de leur démographie, du fait que leur environnement est plus dégradé que dans les pays riches. à Haïti, les cyclones de 2008 ont fait je crois 3000 morts parce que dans certaines régions, la forêt a été totalement détruite ; l'eau s'est écoulée sans trouver d'obstacle et tout s'est transformé en boue, boue qui est tombée dans la mer et a pollué l'environnement maritime à son tour. En 2008, il y a eu également un écroulement d'école qui a fait plusieurs dizaines de morts. La seule raison à cet écroulement était que l'école avait été construite sans qu'aucune règle soit respectée. Si une école est aussi mal construite, c'est probablement le cas de beaucoup d'autres bâtiments. Après les cyclones, les habitants ont cru se protéger en rajoutant du béton sur leurs toits pour qu'ils ne s'envolent pas en cas de nouveau cyclone et ce toit les a écrasés au moment du tremblement de terre...Tout ça, tout ce massacre, tous ces blessés qui se retrouvent amputés d'un bras ou d'une jambe, c'est le résultat d'une longue histoire de pauvreté du pays.
Et l'écologie, on nous l'a dit au moment de la conférence, ça n'a pas comme seul objectif celui de sauver le monde et l'humanité, c'est aussi (et d'abord), prendre soin de ceux qui vivent aujourd'hui dans la misère.
L'autre débat qui a reçu sa réponse avec le tremblement de terre, c'est celui de l'identité nationale.
D'un seul coup, ce pays indépendant depuis deux siècles, ce pays qui a été français, nous le redécouvrons avec ces gens qui ressemblent tant aux habitants de Guadeloupe et de Martinique, qui parlent français et créole comme eux.
D'un seul coup, nous avons le sentiment qu'ils font partie de notre communauté.
Le Canada, les Etats-Unis interviennent pour reconstruire le pays détruit mais quand on voit dans les reportages les relations entre les haïtiens et leurs sauveteurs français, on a comme une impression de relation familiale, de retour au pays de l'enfant prodigue.
Les français s'occupent des habitants d'Haïti comme s'ils s'était agi de guadeloupéens ou martiniquais. On en oublierait presque que le passé historique qui a lié Haïti et la France était violent, qu'il s'agissait de relations de maîtres et d'esclaves. Tout ça semble oublié dans la grande compassion qui unit les blessés haïtiens et leurs sauveteurs français.
Concernant le premier point, le tremblement de terre a montré au monde que, en cas de catastrophe naturelle, les pays pauvres seraient gravement touchés en raison de leurs mauvaises conditions de vie, de leur démographie, du fait que leur environnement est plus dégradé que dans les pays riches. à Haïti, les cyclones de 2008 ont fait je crois 3000 morts parce que dans certaines régions, la forêt a été totalement détruite ; l'eau s'est écoulée sans trouver d'obstacle et tout s'est transformé en boue, boue qui est tombée dans la mer et a pollué l'environnement maritime à son tour. En 2008, il y a eu également un écroulement d'école qui a fait plusieurs dizaines de morts. La seule raison à cet écroulement était que l'école avait été construite sans qu'aucune règle soit respectée. Si une école est aussi mal construite, c'est probablement le cas de beaucoup d'autres bâtiments. Après les cyclones, les habitants ont cru se protéger en rajoutant du béton sur leurs toits pour qu'ils ne s'envolent pas en cas de nouveau cyclone et ce toit les a écrasés au moment du tremblement de terre...Tout ça, tout ce massacre, tous ces blessés qui se retrouvent amputés d'un bras ou d'une jambe, c'est le résultat d'une longue histoire de pauvreté du pays.
Et l'écologie, on nous l'a dit au moment de la conférence, ça n'a pas comme seul objectif celui de sauver le monde et l'humanité, c'est aussi (et d'abord), prendre soin de ceux qui vivent aujourd'hui dans la misère.
L'autre débat qui a reçu sa réponse avec le tremblement de terre, c'est celui de l'identité nationale.
D'un seul coup, ce pays indépendant depuis deux siècles, ce pays qui a été français, nous le redécouvrons avec ces gens qui ressemblent tant aux habitants de Guadeloupe et de Martinique, qui parlent français et créole comme eux.
D'un seul coup, nous avons le sentiment qu'ils font partie de notre communauté.
Le Canada, les Etats-Unis interviennent pour reconstruire le pays détruit mais quand on voit dans les reportages les relations entre les haïtiens et leurs sauveteurs français, on a comme une impression de relation familiale, de retour au pays de l'enfant prodigue.
Les français s'occupent des habitants d'Haïti comme s'ils s'était agi de guadeloupéens ou martiniquais. On en oublierait presque que le passé historique qui a lié Haïti et la France était violent, qu'il s'agissait de relations de maîtres et d'esclaves. Tout ça semble oublié dans la grande compassion qui unit les blessés haïtiens et leurs sauveteurs français.
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