Les aléas du bus
C'est un peu les vacances. On travaille moins que d'habitude parce qu'il y a les fêtes qui tombent deux vendredis de suite.
Du coup, on ne travaille que quatre jours par semaine et on nous donne même un peu plus d'heures libres (le jeudi après midi en fait). J'avais aussi pris deux jours de congés en plus de tout ça...C'est dire que, même si je ne suis pas vraiment en vacances, je ne travaille pas beaucoup ces jours-ci.
Mais il faut quand même prendre le bus le matin.
Ce matin, il est arrivé en avance, le bus.
Je venais juste de fermer la porte à clé quand j'ai entendu un bruit de moteur. Je me suis dit : "ce n'est pas déjà le bus...Il n'est que cinq heures et demie !" Eh si, c'était lui ! J'ai levé le bras d'un air désespéré et...Il s'est arrêté, mon bus.
Je n'avais pas vraiment mis les chaussures. J'ai couru. J'ai payé. Et je suis allée m'asseoir et mettre mes chaussures dans mes pieds.
J'ai regardé l'heure. Il était 5 heures trente cinq. D'habitude, il passe entre 5h45 et 5h 55. Une fois, il est passé à 5h39 et une fois après 6 heures.
Il faut dire qu'avec les vacances, les routes ne sont pas bien encombrées. En plus, le chauffeur, c'était la fille. Et la fille, elle n'est jamais en retard.
Il y avait de la musique. C'était Whitney Houston qui chantait "love youououou", la chanson du film avec Kevin Costner. C'est vraiment beau comme chanson. C'est un peu comme un orgasme. J'adore ça quand sa voix monte et que le son, tout en haut de sa voix dure aussi longtemps que possible.
On est vite arrivés à l'arrêt où je descends. Le temps d'une deuxième chanson de Whitney Houston et on y était. J'ai sonné. Le bus s'est arrêté. les portes se sont ouvertes. Je suis descendue. Il faisait encore nuit, tellement il était tôt.
Après l'arrêt de bus, le bus et moi nous continuons sur la même route un petit moment et ensuite, je tourne à droite alors que le bus continue sur Basse-Terre. C'est là que vont la plupart des passagers. Le bus va plus vite que moi, bien sûr. Mais ce matin, quand je suis arrivée à l'endroit où nos routes se séparent, dans la côte, j'ai vu le bus avec ses warnings allumés et la fille qui conduisait le bus, hors du bus, en train de courir pour installer un triangle que personne ne verrait.
Le bus était en panne !
Pauvre petite conductrice de bus ! si consciencieuse ! si matinale ! Ce matin, elle n'a pas réussi à emmener ses quatre passagers jusqu'à Basse-Terre.
Il leur restait à peu près deux kilomètres à faire à pied pour arriver à destination. Je me demande si on a remboursé leur voyage ou s'ils ont attendu qu'un autre bus les dépanne. Tout le monde n'a pas, comme moi, des baskets aux pieds pour finir le trajet sans encombre quels que soient les évènements....
Du coup, on ne travaille que quatre jours par semaine et on nous donne même un peu plus d'heures libres (le jeudi après midi en fait). J'avais aussi pris deux jours de congés en plus de tout ça...C'est dire que, même si je ne suis pas vraiment en vacances, je ne travaille pas beaucoup ces jours-ci.
Mais il faut quand même prendre le bus le matin.
Ce matin, il est arrivé en avance, le bus.
Je venais juste de fermer la porte à clé quand j'ai entendu un bruit de moteur. Je me suis dit : "ce n'est pas déjà le bus...Il n'est que cinq heures et demie !" Eh si, c'était lui ! J'ai levé le bras d'un air désespéré et...Il s'est arrêté, mon bus.
Je n'avais pas vraiment mis les chaussures. J'ai couru. J'ai payé. Et je suis allée m'asseoir et mettre mes chaussures dans mes pieds.
J'ai regardé l'heure. Il était 5 heures trente cinq. D'habitude, il passe entre 5h45 et 5h 55. Une fois, il est passé à 5h39 et une fois après 6 heures.
Il faut dire qu'avec les vacances, les routes ne sont pas bien encombrées. En plus, le chauffeur, c'était la fille. Et la fille, elle n'est jamais en retard.
Il y avait de la musique. C'était Whitney Houston qui chantait "love youououou", la chanson du film avec Kevin Costner. C'est vraiment beau comme chanson. C'est un peu comme un orgasme. J'adore ça quand sa voix monte et que le son, tout en haut de sa voix dure aussi longtemps que possible.
On est vite arrivés à l'arrêt où je descends. Le temps d'une deuxième chanson de Whitney Houston et on y était. J'ai sonné. Le bus s'est arrêté. les portes se sont ouvertes. Je suis descendue. Il faisait encore nuit, tellement il était tôt.
Après l'arrêt de bus, le bus et moi nous continuons sur la même route un petit moment et ensuite, je tourne à droite alors que le bus continue sur Basse-Terre. C'est là que vont la plupart des passagers. Le bus va plus vite que moi, bien sûr. Mais ce matin, quand je suis arrivée à l'endroit où nos routes se séparent, dans la côte, j'ai vu le bus avec ses warnings allumés et la fille qui conduisait le bus, hors du bus, en train de courir pour installer un triangle que personne ne verrait.
Le bus était en panne !
Pauvre petite conductrice de bus ! si consciencieuse ! si matinale ! Ce matin, elle n'a pas réussi à emmener ses quatre passagers jusqu'à Basse-Terre.
Il leur restait à peu près deux kilomètres à faire à pied pour arriver à destination. Je me demande si on a remboursé leur voyage ou s'ils ont attendu qu'un autre bus les dépanne. Tout le monde n'a pas, comme moi, des baskets aux pieds pour finir le trajet sans encombre quels que soient les évènements....
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