merci à mes lecteurs
Mes fidèles lecteurs, vous vous êtes précipités sur vos claviers pour répondre à mon article sur la créativité en Guadeloupe et je vous en remercie. Comme d'habitude, je n'arrive pas à faire des réponses individuelles. Ce n'est pas grave. Je fais une réponse globale avec cet article.
En écrivant l'article "créativité en Guadeloupe", je voulais d'abord montrer qu'il y a en Guadeloupe des initiatives tout à fait intéressantes pour stimuler la créativité et je crois que, quand on écrit un blog, on doit souligner ces inititatives quand on croit qu'elles ont une signification.
La jeune institutrice qui a parlé du besoin de livres pour enfants en Guadeloupe semble savoir très bien de quoi elle parle. Il y a bien sûr des livres pour les petits dans nos librairies mais les librairies ne sont pas, en Guadeloupe, des commerces très populaires et ne sont pas aussi développées qu'à Bordeaux ou à Paris. Quand je vais à Bordeaux, chez Mollat, je suis toujours étonnée de l'abondance de nouveaux livres pour les plus jeunes. J'ai été bibliothécaire pour enfants et je peux dire que depuis l'époque où j'ai étudié la littérature enfantine (il y a plus de vingt ans), le domaine de la littérature pour enfants a subi une véritable révolution. En Guadeloupe, bien peu de tous ces beaux livres arrivent dans nos librairies. Peu de clients donc peu d'importations dans ce domaine ; peu de livres exposés donc peu de stimulations pour les clients potentiels.
Mon expérience de "professeur d'aide aux devoirs" me montre à quel point la jeunesse est en danger ici : la plupart des enfants ne lisent pas. En dehors des livres qu'ils voient à l'école, les enfants ne touchent pratiquement jamais aux livres s'ils n'ont pas des parents conscients de la nécessité de la lecture précoce. Le résultat, c' est qu'une grande partie de la population sera plus ou moins illettrée dans vingt ans si on n'agit pas au plus vite. Ce concours créé par le Conseil général correspond à un besoin, celui de dynamiser la lecture chez les tout petits ; et l'idée de créer une littérature de tout petits enfants propre à la Guadeloupe peut, petit à petit, toucher une population autre que celle qui, jusqu'à présent, a compris l'importance de la lecture chez les tout petits.
Les enfants à qui on n'a pas lu des livres dès l'âge de deux ou trois ans (avec mes enfants, j'ai commencé bien avant) sont presque automatiquement voués à l'échec scolaire et seront, à l'âge de quinze ans, des proies faciles pour le monde de la drogue où l'on peut gagner plus de deux ou trois mille euros par mois dès l'âge de seize ans...Et mourir à vingt cinq ans.
Donc, le conseil général en créant ce concours, a commencé un travail concret contre l'illettrisme et la délinquance. La participation au concours a été importante (39 candidats) et le résultat a dépassé les prévisions de ceux qui ont eu l'idée du concours : trois livres de très bonne qualité seront publiés l'année prochaine.
J'ai participé à ce concours, parce que ce concours a été proposé, parce que je pouvais y participer. De la même façon, je participe aux concours d'écriture théâtrale parce qu'ils existent. Si nous sommes nombreux à participer à ces concours, nous montrons qu'ils nous intéressent, qu'il y a un désir de créativité et qu'il a juste besoin d'être stimulé par ce genre d'animation. En Guadeloupe, nous avons de la chance que ces concours soient organisés.
Pour l'instant, je n'ai jamais gagné. On dit toujours que l'important, c'est de participer. Je comprends de mieux en mieux ce que ça veut dire. N'empêche que je participe pour gagner un jour.
Chère petite Ker Mary, je connais les poèmes de Paulette dont tu me parles. Ils sont très beaux.
Cher Dexter, merci pour tes suggestions. Je suis tentée aussi par la nouvelle. Il y a beaucoup de concours de nouvelles en France...Il est probable que j'y participerai un jour. Pourquoi pas toi ? Tu as plein de sujets aussi que tu peux travailler à partir de tes expériences personnelles...
En écrivant l'article "créativité en Guadeloupe", je voulais d'abord montrer qu'il y a en Guadeloupe des initiatives tout à fait intéressantes pour stimuler la créativité et je crois que, quand on écrit un blog, on doit souligner ces inititatives quand on croit qu'elles ont une signification.
La jeune institutrice qui a parlé du besoin de livres pour enfants en Guadeloupe semble savoir très bien de quoi elle parle. Il y a bien sûr des livres pour les petits dans nos librairies mais les librairies ne sont pas, en Guadeloupe, des commerces très populaires et ne sont pas aussi développées qu'à Bordeaux ou à Paris. Quand je vais à Bordeaux, chez Mollat, je suis toujours étonnée de l'abondance de nouveaux livres pour les plus jeunes. J'ai été bibliothécaire pour enfants et je peux dire que depuis l'époque où j'ai étudié la littérature enfantine (il y a plus de vingt ans), le domaine de la littérature pour enfants a subi une véritable révolution. En Guadeloupe, bien peu de tous ces beaux livres arrivent dans nos librairies. Peu de clients donc peu d'importations dans ce domaine ; peu de livres exposés donc peu de stimulations pour les clients potentiels.
Mon expérience de "professeur d'aide aux devoirs" me montre à quel point la jeunesse est en danger ici : la plupart des enfants ne lisent pas. En dehors des livres qu'ils voient à l'école, les enfants ne touchent pratiquement jamais aux livres s'ils n'ont pas des parents conscients de la nécessité de la lecture précoce. Le résultat, c' est qu'une grande partie de la population sera plus ou moins illettrée dans vingt ans si on n'agit pas au plus vite. Ce concours créé par le Conseil général correspond à un besoin, celui de dynamiser la lecture chez les tout petits ; et l'idée de créer une littérature de tout petits enfants propre à la Guadeloupe peut, petit à petit, toucher une population autre que celle qui, jusqu'à présent, a compris l'importance de la lecture chez les tout petits.
Les enfants à qui on n'a pas lu des livres dès l'âge de deux ou trois ans (avec mes enfants, j'ai commencé bien avant) sont presque automatiquement voués à l'échec scolaire et seront, à l'âge de quinze ans, des proies faciles pour le monde de la drogue où l'on peut gagner plus de deux ou trois mille euros par mois dès l'âge de seize ans...Et mourir à vingt cinq ans.
Donc, le conseil général en créant ce concours, a commencé un travail concret contre l'illettrisme et la délinquance. La participation au concours a été importante (39 candidats) et le résultat a dépassé les prévisions de ceux qui ont eu l'idée du concours : trois livres de très bonne qualité seront publiés l'année prochaine.
J'ai participé à ce concours, parce que ce concours a été proposé, parce que je pouvais y participer. De la même façon, je participe aux concours d'écriture théâtrale parce qu'ils existent. Si nous sommes nombreux à participer à ces concours, nous montrons qu'ils nous intéressent, qu'il y a un désir de créativité et qu'il a juste besoin d'être stimulé par ce genre d'animation. En Guadeloupe, nous avons de la chance que ces concours soient organisés.
Pour l'instant, je n'ai jamais gagné. On dit toujours que l'important, c'est de participer. Je comprends de mieux en mieux ce que ça veut dire. N'empêche que je participe pour gagner un jour.
Chère petite Ker Mary, je connais les poèmes de Paulette dont tu me parles. Ils sont très beaux.
Cher Dexter, merci pour tes suggestions. Je suis tentée aussi par la nouvelle. Il y a beaucoup de concours de nouvelles en France...Il est probable que j'y participerai un jour. Pourquoi pas toi ? Tu as plein de sujets aussi que tu peux travailler à partir de tes expériences personnelles...
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