viedebureau
Aujourd'hui, je dois faire le point sur les éléments à mettre dans le rapport annuel. C'est un moment délicat et désagréable, le rapport annuel. J'ai horreur de ça, tout comme j'ai horreur de la notation. On est notés tous les ans, dans la fonction publique. En fait, on est comme à l'école à peu près toute notre vie avec des gens qui ont le droit de nous engueuler et de nous menacer. ça s'appelle des chefs de service. Ce week-end, la perspective de devoir travailler sur le rapport annuel m'a mise mal à l'aise. J'y pensais. Je pensais à notre soi-disant directrice adjointe qui est une connasse de 27 ou 28 ans qui fait plein de fautes de grammaire et d'orthographe, qui raconte des blagues très douteuses et qui s'imagine un jour accéder à un poste de directrice. Je ne lui adresse pas la parole depuis qu'elle m'a dit, à trois reprises dans le premier mois de son arrivée dans le service "c'est un ordre" alors que je mettais en doute (et essayais d'argumenter à ce sujet) la nécessité d'une mission qu'elle me proposait.
Elle est notre sous-directrice parce que notre directrice l'aime énormément. Elle lui trouve beaucoup de qualités. Une fois, j'ai expliqué, au cours d'une réunion de préparation d'une manifestation culturelle, que le texte de la fille (la "sous-directrice") n'était pas bon ni pour ce qui était du contenu, ni pour ce qui était de la forme. La fille a à moitié pleuré en recherchant la protection de la directrice, qui était à ses côtés, en disant plus ou moins que j'étais méchante et la directrice a consolé la fille en lui disant qu'elle mettrait son texte quand même. Depuis, je ne suis plus conviée dans les réunions concernant des textes à éditer. Pourtant, je suis de loin la meilleure pour repérer les fautes de grammaire et d'orthographe.
En fait, je suis au placard. Mais pas complètement. Je fais les corvées, ce que la princesse (la "sous-directrice")ne veut pas faire.
Alors, à la maison, le week-end, je fais ce que j'ai envie de faire. Mais les week-ends sont bien courts et je n'ai pas toujours tout mon temps à moi : il faut se laver les cheveux, faire à manger, s'occuper du linge de la semaine....Et là, ce week-end, ces choses-là ont eu la priorité et en même temps, je pensais à ma connasse de sous-directrice, rêvant de lui dire ce que je pensais d'elle, en gros, ce que je pense d'elle c'est que je la trouve très, très, très bête.
Et je dois dire que penser à la bêtise de ma sous-directrice pendant le week-end, ce n'est pas très bon pour ma créativité. Je n'ai pas fait grand chose de ce côté-là. J'ai repris quelques motifs de feuilles d'arbre à pain que j'ai agrandis en dessin. C'était surtout histoire de faire un peu de dessin. Histoire d'essayer de sortir de ma dépression. Le dessin semble être le meilleur moyen de sortir d'une dépression que je sens arriver...Mais ça ne marche pas toujours. Il faudrait, pour que ça marche, que je reste concentrée dans mon dessin pendant une heure ou deux au moins, que je me laisse emporter par ce que je fais et pas par ce que je pense. Là, je n'y suis pas arrivée.
Par contre, j'ai fait quelques photos intéressantes qui pourront être le sujet de nouveaux dessins, de nouveaux tableaux.
C'est que, parmi les sujets que j'aimerais aborder dans mon blog, il y a le fait que les dessins que l'on fait sont notre création pas seulement parce que nous dessinons de telle ou telle façon mais aussi parce que les motifs de nos dessins sont le résultat d'un choix. On choisit de s'intéresser à telle image et on essaie de la reproduire et...soit on reproduit le sujet tel qu'il est vraiment et on est alors, peut-être, un excellent artisan...Soit on le reproduit différemment et on a ou bien raté notre travail ou bien réalisé une oeuvre d'art....