explication de texte
Oui, c'est un texte difficile et il n'y a rien de péjoratif à rester coi (car ça pourrait être coi d'admiration devant la logique de M. Jacquard dont je suis, vous l'avez compris, une fervente admiratrice).
Ce texte est difficile et en plus, il est hors de son contexte, donc c'est normal d'avoir un peu de mal.
Ce que veut dire Albert Jacquard, selon moi, c'est que les arguments de la croissance sont assez pervers. Les économistes favorables à la croissance ont inventé des chiffres prouvant que la croissance permet de résorber le chômage. Albert Jacquard, qui est un homme de chiffres, ne s'est pas fait avoir : il a joué le jeu de ceux qui donnent des chiffres et a fait le calcul jusqu'au bout. Il constate en effet que ces chiffres aboutissent à une amélioration des chiffres du chômage mais d'une manière infime et le prix de cette amélioration des chiffres du chômage, c'est l'utilisation abusive de richesses non renouvelables (détail que les économistes pro - croissance s'étaient bien gardés de dévoiler).
Mais quand on leur dit que leur croissance est néfaste, les chevaliers de la croissance nous annoncent qu'ils sont écolos puisqu'ils vont instituer une taxe sur l'essence (avec des promesses de remboursement pour les chômeurs et les smicards).
Oui mais, l'épuisement des richesses qui va avec la croissance et qu'ils continuent de considérer comme souhaitable, cet épuisement, il est toujours là, même si on met une taxe carbone.
Ceux qui utilisent réellement l'essence pour s'amuser sont ceux qui bénéficient financièrement de la croissance (et éventuellement de la taxe carbone) et ils peuvent continuer de gaspiller notre essence pour s'amuser.
Tout est pervers.
Il n'y a aucune solution politique parce que les politiques sont piégés par les lobbies.
La décroissance, individuelle est une arme pacifique que nous pouvons tous utiliser. Elle aboutit dans un premier temps à une économie de notre argent personnel. Dans un deuxième temps, elle aboutit à un début de paix intérieure. Il ne faut pas espérer plus de notre décroissance individuelle mais c'est déjà pas mal. Quand je dis qu'il ne faut pas espérer plus, bien sûr qu'on espère plus mais il ne faut pas y penser parce que si on y pense trop, on risque de perdre la paix intérieure, très précieuse, qu'on gagnera dans la deuxième étape. Le reste se fera ou ne se fera pas. Mais là, je deviens philosophique et ça devient compliqué. Désolée.
Je pourrai développer tout ça un peu plus tard (comme toi, Dexter) mais en attendant, je vais enfreindre une loi de ma décroissance : j'ai réservé un billet d'avion pour la fin octobre pour aller voir ma famille (les billets ne sont pas chers et il me reste des vacances à épuiser).
Bonne journée et bon week-end à tous les décroissants. Et aux autres.
Ce texte est difficile et en plus, il est hors de son contexte, donc c'est normal d'avoir un peu de mal.
Ce que veut dire Albert Jacquard, selon moi, c'est que les arguments de la croissance sont assez pervers. Les économistes favorables à la croissance ont inventé des chiffres prouvant que la croissance permet de résorber le chômage. Albert Jacquard, qui est un homme de chiffres, ne s'est pas fait avoir : il a joué le jeu de ceux qui donnent des chiffres et a fait le calcul jusqu'au bout. Il constate en effet que ces chiffres aboutissent à une amélioration des chiffres du chômage mais d'une manière infime et le prix de cette amélioration des chiffres du chômage, c'est l'utilisation abusive de richesses non renouvelables (détail que les économistes pro - croissance s'étaient bien gardés de dévoiler).
Mais quand on leur dit que leur croissance est néfaste, les chevaliers de la croissance nous annoncent qu'ils sont écolos puisqu'ils vont instituer une taxe sur l'essence (avec des promesses de remboursement pour les chômeurs et les smicards).
Oui mais, l'épuisement des richesses qui va avec la croissance et qu'ils continuent de considérer comme souhaitable, cet épuisement, il est toujours là, même si on met une taxe carbone.
Ceux qui utilisent réellement l'essence pour s'amuser sont ceux qui bénéficient financièrement de la croissance (et éventuellement de la taxe carbone) et ils peuvent continuer de gaspiller notre essence pour s'amuser.
Tout est pervers.
Il n'y a aucune solution politique parce que les politiques sont piégés par les lobbies.
La décroissance, individuelle est une arme pacifique que nous pouvons tous utiliser. Elle aboutit dans un premier temps à une économie de notre argent personnel. Dans un deuxième temps, elle aboutit à un début de paix intérieure. Il ne faut pas espérer plus de notre décroissance individuelle mais c'est déjà pas mal. Quand je dis qu'il ne faut pas espérer plus, bien sûr qu'on espère plus mais il ne faut pas y penser parce que si on y pense trop, on risque de perdre la paix intérieure, très précieuse, qu'on gagnera dans la deuxième étape. Le reste se fera ou ne se fera pas. Mais là, je deviens philosophique et ça devient compliqué. Désolée.
Je pourrai développer tout ça un peu plus tard (comme toi, Dexter) mais en attendant, je vais enfreindre une loi de ma décroissance : j'ai réservé un billet d'avion pour la fin octobre pour aller voir ma famille (les billets ne sont pas chers et il me reste des vacances à épuiser).
Bonne journée et bon week-end à tous les décroissants. Et aux autres.
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