Je fais de la politique
Au bureau, j'ai plus de choses à faire que je ne peux en faire et à la maison, c'est pareil : entre mes dessins, mes pièces de théâtres, mes journaux intimes qui finiront peut-être par ne plus l'être et le travail sur le guide touristique que je compte publier prochainement, je suis absolument débordée. Tout le temps. Comment m'en sortir ? Eh bien, il y a des choses prioritaires qui deviennent un peu moins prioritaires par moments et qui passent aux oubliettes, qui attendent leur tour.
N'empêche que je suis tout le temps occupée.
Et pourtant, j'ai ajouté un truc, récemment. C'est un truc que je fais avec mon doudou. Je fais de la politique. C'est-à-dire que nous participons à des réunions concernant la campagne électorale.
J'avoue cependant que ce que je fais tout le temps, c'est-à-dire des textes et des dessins, ça n'est pas complètement incompatible avec la politique. D'autant plus que mes dessins et mon guide touristique en préparation, ce sont des activités en rapport avec la politique touristique de la commune.
L'idée est, tout simplement, que le travail que je fais est un travail pour lequel on peut espérer avoir des subventions de la commune (ou de l'inter communalité).
Mon action politique, c'est un travail de plus mais c'est un travail qui, si la liste avec laquelle je travaille est élue, pourrait aboutir tout en étant réellement utile à la politique touristique de mon bled.
Du coup, j'ai commencé à présenter mon petit guide à mes camarades de meetings politiques. Je l'avais un peu laissé tomber, ce travail et le fait de le présenter m'oblige à revoir ce qui ne va pas, à améliorer mes textes et mes dessins. J'ai refait plusieurs dessins de mon guide ce week-end et j'en suis très contente. Cette semaine, je vais faire un nouveau tirage de mon guide en photocopies pour le distribuer à notre prochaine petite réunion.
Pour avancer dans les projets, il faut plusieurs ingrédients : beaucoup travailler en essayant de progresser, travailler à chaque fois qu'on se dit qu'on n'a rien à faire, travailler dans ses moments de solitude ; et travailler encore quand on se décourage pour combler le vide, pour ne pas avoir le temps de se dire que rien n'avance et qu'on ne progresse pas ; et puis se dire aussi que, un jour, sans doute, on aura une opportunité et que le jour où cette opportunité viendra, on sera prêt parce qu'on n'aura jamais cessé de travailer.
En réalité, dans le cas précis de ces élections, je la connaissais cette opportunité. Je savais bien que les élections arriveraient en mars 2014. ce n'est pas une surprise. Mais je laissais trainer. Je l'avais abandonné mon petit projet. Mais c'est un bon projet. L'idée semble plaire à mon groupe et ça me donne de l'énergie.