j'écris sur ce qui se passe au bureau

Publié le par elizabeth971

J’écris plusieurs journaux intimes avec des thématiques différentes. Je fais ça depuis quelque temps.

En ce moment, celui que j’ai très bien suivi depuis quelques mois, concerne mon travail. Je le trouve très intéressant et je pense qu’il serait possible de le publier dans quelque temps en changeant les noms et à condition aussi de pouvoir définitivement quitter ce travail (avant le délai de la retraite) car, même avec des noms différents, mes collègues (celles que je ne couvre pas de louanges dans mon texte) se reconnaîtront. Elles reconnaitront les anecdotes. Et j’en raconte, des anecdotes. Des croustillantes.

Dans ce journal que j’ai commencé au début du mois de septembre, je décris les tâches très diverses de mon métier, les objectifs de mon métier (et je ne vais pas le nommer ici parce qu’il y a une seule administration dans chaque département qui fait ce que je fais en tant qu’administration officielle) mais je parle aussi des relations au travail et ça, c’est quelque chose que tout le monde connaît, quel que soit le travail. Les hiérarchies que nous avons et les moyens de pression qu’elles utilisent sont les mêmes partout, dans toutes les administrations et, je crois, dans toutes les grandes entreprises privées. Les mises au placard partielles comme celle que je vis, mises au placard des vieux qu’on ne peut pas renvoyer et à qui on laisse les tâches les plus ingrates, tous les travailleurs de mon âge les vivent. Alors, pourquoi écrire si c’est si triste ?

La partie descriptive de mon travail, partie à laquelle je tiens beaucoup dans la rédaction de mon journal, a un objectif très pédagogique : j’explique ce que je fais et pourquoi je le fais. Je parle de mon métier et des joies que je peux avoir à trouver un document passionnant et à le mettre en valeur, à rendre service à une personne anonyme qui a besoin d’un document administratif et à la tristesse que j’ai quand je ne peux rien faire d’autre que l’écouter me raconter son histoire. Je m’occupe de documents, vous l’avez compris, chers lecteurs, et ces documents peuvent avoir une valeur énorme, vitale, pour certaines personnes. Un document peut valoir beaucoup d’argent. Un document peut valoir le prix d’une maison, le prix d’une retraite (là, il s’agira plutôt d’une série de documents), alors il ne faut pas prendre la recherche de document à la légère. Un peu comme quand, chez soi, on se met à chercher ses factures d’électricité pour pouvoir s’inscrire sur une liste électorale ou pour refaire sa carte d’identité… à la maison, les documents ont une importance considérable. Moi, je cherche des documents de secours pour des gens qui ont perdu les leurs, à la maison. Ce n’est qu’une partie de mon travail ou plutôt, c’est un des aboutissements de mon travail, chercher pour les autres, pour leur sauver la vie.

Parler de mon travail en expliquant à quoi servent les gens comme moi est une partie importante de mon texte. L’autre partie de mon texte parle des gens qui sont autour de moi jour après jour, la directrice, ses jeunes assistantes chéries qu’elle a recrutées en nombre depuis qu’elle est arrivée dans le service et qui l’entourent en permanence comme une nuée de courtisanes dans le palais d’un roi ou plutôt d’une reine. Des filles ambitieuses qui prennent des airs débordés et jouent les martyres parce qu’être jeunes, disent-elles, à notre époque, c’est bien plus dur qu’à la vôtre et nous sommes des rescapées d’avoir un travail alors que tant de nos amies n’en ont pas…

Le monde du travail est un monde sans pitié. C’est une bataille psychologique qui se joue, qui nous mine, nous épuise. Il y a des pages réjouissantes dans mon texte et j’essaie de le rendre drôle chaque fois que je le peux et chacune des anecdotes est mise en valeur pour donner de la vie à mon texte.

Mais ce qui ressortira de mon journal, malgré tout, sera l’impression que nous nous faisons la guerre en permanence, dans les bureaux. Bonne année, chers amis, même si je parle de quelque chose de peu encourageant..

.Mais justement, songeons, cette année, à ce que je viens d'écrire de triste sur nos vies quotidiennes, songeons-y pour changer tout ça, changer ce monde qui nous entraîne vers des haines de bureau, des compétitivités de bureau, des esclavages de bureau. La vie, ça doit être autre chose que le bureau.

Bonne année 2014. soyez heureux ! soyons heureux !

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K
<br /> Un travail qui doit etre très gratifiant quand tu arrives à trouver ces documents.<br /> <br /> <br /> Bonne année 2014<br />
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