réponse à mary

Publié le par elizabeth971

Tu entres dans ma vie privée, Mary, simplement parce que j'ai raconté une histoire de ma vie privée. Et la question que tu te poses est normale. La question qui pourrait se poser aussi est "pourquoi rester avec un homme qui a des défauts aussi graves que l'alcoolisme ou le mensonge ?" ou même "comment ne pas se rendre compte au moment d'une rencontre qu'on est en train d'entrer dans une histoire très compliquée parce que l'autre est alcoolique ?" et "mais comment a-t-on fait, le premier jour pour ne pas voir qu'il était alcoolique ?"

En fait, il y a des réponses à ces questions. Le problème que j'aborde, celui de l'alcoolisme, est un sujet très courant, très fréquent. un sujet abordé par beaucoup de livres de psychologie. L'homme alcoolique incarne la fragilité psychologique de l'être humain. il vit dans un rêve d'une vie plus amusante, plus idéale que celle que nous vivons en tant qu'êtres humains. L'alcoolique, en buvant, montre qu'il ne vit pas dans la vie réelle. le mensonge fait donc partie de sa vie. Et aucun discours de morale ne pourra jamais avoir d'impact sur lui. Le problème de l'alccolique n'est pas l'alccol. Le problème de l'alccolique, c'est lui-même. Mon doudou ne sait pas qu'il est alcoolique. Il le sait et il ne le sait pas en même temps. Il refuse de l'admettre en conscience. Donc, il ment. il ment sur lui-même. Le mensonge fait, en fait, partie de sa construction. On se dit souvent que si un homme est menteur, il ne peut pas y avoir d'amour entre cet homme et la femme qui partage sa vie. En réalité, c'est beaucoup plus compliqué que ça. C'est parce que les choses ne sont pas aussi simples qu'on aimerait le croire que Anne Sinclair, si belle et si riche est restée avec son mari qui souffre d'une autre addiction (mais qui revient au même).

Pendant que j'écrivais mon article, je me disais d'une part que si d'autres personnes vivant avec un alcoolique (gentil et non violent) me lisaient, elles se reconnaîtraient dans mon article ; d'autre part que, arrivée au stade où j'en suis dans le mensonge que je fais à mon doudou en ne lui disant pas (pas encore) que je sais qu'il me ment, il serait peut-être temps que j'aille au centre d'addictologie et que je demande à des spécialistes : "alors maintenant, je fais quoi ? je lui dis que je sais qu'il ment ou je le laisse encore profiter un tout petit peu de son ancienne vie ?" Car ça va lui faire un sacré choc quand il va réaliser que son ancienne vie, celle de quelqu'un qui a un travail et tout un tas d'habitudes qui vont avec ce travail, cette vie-là, elle est finie. C'est un peu comme réaliser que le personnage qu'on a été est mort.

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D
<br /> Mais dis-moi que deviens-tu ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> bonjour Dexter, merci de me poser la question. Avant de partir en vacances, je voulais t'informer de mon départ et, prise par une multitude de choses à faire, je ne l'ai pas fait. Je suis partie<br /> il y a deux semaines et je viens de revenir. il m'a été quasiment impossible d'entrer durablement sur internet pendant mes vacances, j'ai donc attendu mon retour. Très occupée aussi pendant mes<br /> vacances. j'ai couru un peu tout le temps mais j'ai aussi passé du temps avec ma mère, mon fils ainé et ma petite-fille qui a fêté ses deux ans. à bientôt. La bise. <br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> Oui et je prends des cours depuis 5 semaines et j'ai acheté une nouvelle guitare top de chez top!!! La preuve ????<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Coucou,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ben là tu vois je ne sais pas trop quoi te dire.....Tu vis quelque chose de pas banal quand même. Et de pas simple. Je crois t'avoir déjà dit que mon beau-père était alcoolique et comme tu le dis<br /> très bien il ne l'a jamais reconnu. Il a été dans le déni jusqu'à la fin....rien à faire. Il a vaguement essayé d'arrêter de boire trop mais il n'a pas tenu longtemps. Pour avoir vécu cette<br /> situation, je sais qu'il n'est pas simple de trouver les mots. Parfois, je me demande si mon petit frère n'est pas en train de devenir aussi alcoolique. Je lui en ai déjà parlé, car je suis<br /> suffisamment proche de lui. D'une part il me dit que ce n'est pas vrai, qu'il peut s'empêcher de boire tous les jours. Et d'autre part il me dit que moi je prends du xanax et que son xanax à lui<br /> est l'alcool. Qu'est-ce que tu veux que je lui dise??? Il a raison sur toute la ligne!!! Je pourrais lui retorquer que rien que le fait qu'il me dise cela est une preuve qu'il commence à être<br /> accroc. Mais je laisse tomber. car je comprends aussi, par empathie, les raisons qui le poussent à se calmer en buvant un apéro ou deux le soir. Ses raisons sont à peu près les mêmes que celles<br /> qui me font prendre un anxiolytique.....Alors qui suis-je pour donner des leçons ???<br /> <br /> <br /> Je m'aperçois que je fais mon Sarkozy, au lieu de parler de ton problème, je parle d'autre chose.....en fait je parle du mien. Et je me dis que soit je suis profondément égocentrique, soit ce que<br /> j'ai à dire sur ce que tu as écrit est contenu dans ce que je viens d'écrire.....<br /> <br /> <br /> Bon courage et la bise.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tiens,juste pour terminer, je vois très bien la scène de The full Monthy car j'ai revu le film il y a peu de temps avec mes filles....et le film finit bien en fait. Alors....<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Alors, on peut toujours espérer, non ????<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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E
<br /> <br /> Les exemples que tu me donnes sont très sensés. on ne peut rien faire pour aider un alcoolique tant qu'il est dans le déni et il est vrai aussi que tout est addiction. Les addictions ont un<br /> rapport avec l'ego, le "personnage", le cerveau gauche...tout ça, c'est la même chose. Etre dans l'addiction c'est, d'une façon caricaturale, être dans l'ego. Nous sommes tous dans l'ego et donc<br /> dans une réalité déformée mais l'alcoolique est dans une réalité à lui que tous les autres voient comme étant une fausse réalité sauf lui-même. L'alcoolique nous donne une idée de ce qu'est cet<br /> ego, ce personnage fabriqué qu'on ne veut pas lâcher mais il faudrait que nous réalisions, en l'observant, que nous sommes nous-même comme ça mais que ça se voit moins. Tu es addict aux<br /> tranquillisants. moi, je suis addict à des choses plus communes et moins mauvaises pour la santé mais je ne sais même pas à quoi je suis vraiment addict (mais si on me le dit, je le nierai). On<br /> n'a aucune raison de leur faire la morale. C'est ça qu'ils nous disent à leur façon. Mais ils souffrent beaucoup et ils nous font souffrir, nous qui les aimons. Essayer d'écrire des pièces de<br /> théâtre (et ça, c'est encore un bon sujet) et peindre, c'est supposé m'aider à accepter ce qu'est la condition humaine. Tu joues toujours de la guitare ?<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> en fait c'était pas vraiment le sens de ma question. tu avais déjà parlé de son comportement d'alcoolique et j'avais bien compris que tu avais admis la chose et que tu l'aimais assez pour passer<br /> par dessus, tout comme certaines aiment suffisament leur conjoint qui leur est infidèle à répétition.<br /> <br /> <br /> C'est vraiment dans le mensonge et l'acceptation du mensonge. je veux dire est ce que ça ne le soulagerait pas de savoir que tu sais? Ca doit quand même le travailler pour qu'il ait maintenu son<br /> rythme. Et toi est ce que tu ne te demandes pas tous les jours ce qu'il peut bien faire de sa journée? est ce que tu ne perds pas confiance dans une personne qui te ments sur sa journée? autant<br /> l'alcoolisme tu le connais et le "géres" .<br /> <br /> <br /> En fait je me relis et je me rend bien compte que je n'arrive pas à transcrire exactement mon idée ça ressemble à un jugement alors que ca ne veux pas en être, mais je n'arrives pas à trouevr les<br /> mots justes.<br />
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E
<br /> <br /> chère Mary, le fait que tu ne trouves pas les mots montre bien la difficulté du problème. Quand lui dire et comment lui dire ? C'est un sujet qui est souvent traité dans les pièces de théâtre<br /> psychologiques. Quand on en est là, d'un problème, on en est quasiment à mettre quelqu'un en hôpital psychiatrique. J'ai essayé de lui dire, en douceur, que je savais et j'ai senti qu'il ne<br /> voulait pas. Les centres d'addictologie s'occupent de ce point précis car c'est très connu en addictologie. le problème du mensonge est même le coeur du problème et le fait que la famille ne soit<br /> pas capable d'aider la personne à ce stade là, c'est normal. J'ai assisté à une réunion d'addictologie : on ne peut pas, quand on est impliqué sentimentalement, dévoiler le problème à la<br /> personne. Mais si lui, il ne veut pas rencontrer les addictologues, alors on est coincés. Déjà, moi, je peux aller dans le centre d'addictologie. Merci de tes réponses, Mary.<br /> <br /> <br /> <br />