coco girl
Mary a réagi rapidement à mon article d'hier en constatant que, d'une certaine manière, quand je parle du LKP, je laisse entendre que ce mouvement serait communiste. A ma connaissance, il y a des communistes, parmi les militants de ce mouvement, et aussi des indépendantistes.
Mais je crois que le propre de ce mouvement est de refuser une véritable couleur politique et, si j'ai donné l'impression que ce mouvement est communiste, c'est peut-être bien parce que moi, au fond, je suis communiste.
Mais on ne peut pas être communiste à notre époque car les pays qui se sont dits communistes ont été cruels, peut-être encore plus que les nazis. Ce n'était peut-être pas à cause du communisme que ces pays ont été aussi cruels, mais plutôt à cause de ceux qui ont utilisé ce terme, cette belle idée, pour exprimer leur tyranie, leur goût du pouvoir, leur cruauté dans leur façon d'être au pouvoir. C'est peut-être le pouvoir, lorsqu'il n'est pas réglementé, protégé institutionnellement par un contre pouvoir, qui est tout simplement le "mal" de nos systèmes politiques quels qu'ils soient.
La constitution de la République française est complexe et pleine de systèmes qui évitent le pouvoir absolu d'un dictateur.
Ce que craignent ceux qui sont opposés au LKP, c'est la perte des protections assurées par notre république.
Ce qu'ils craignent, c'est de perdre la garantie que nous donne la France jusqu'à présent, d'être là et de reprendre les rênes et d'assurer la protection de chacun.
Ce qu'ils craignent c'est que notre île finisse par obtenir l'indépendance et, qui dit indépendance, dit risque de pouvoir absolu.
C'est un peu ce que nous avons vécu pendant les 44 jours de grève de l'année dernière : il n'y avait plus, sur le marché, dans les magasins, aucun de ces produits qui nous viennent de France (en tout cas, ils se raréfiaient de plus en plus) et nous devions nous débrouiller autrement.
Il n'y avait, par exemple, plus de bouteilles de gaz. Il fallait donc trouver des solutions pour faire chauffer nos aliments. Nous nous rapprochions d'une situation de survie. et les guadeloupéens n'aiment pas jouer à Kho Lanta. Ils préfèrent les beaux objets et le confort et tout ce qui fonctionne. Et notre jeu de Kho Lanta, ils avaient le sentiment qu'on nous l'imposait, que le LKP nous l'imposait. Qu'une dictature s'installait.
Pourtant, ça part d'une bonne idée, tout ce que propose le mouvement LKP. Il remet en cause tout ce que représente notre détestable société de consommation et l'inégalité qu'elle implique, et les destructions écologiques qui vont avec.
En fait, il faut bien le reconnaître, toute société humaine a pour but de résoudre des problèmes de survie mais, en les résolvant, provoque de nouveaux problèmes, les fameux problèmes de société, qui nous semblent plus durs à vivre que ceux qu'elle a résolus (La société prend en charge tous les problèmes de survie et nous bombarde alors de soucis tels que l'on en arrive parfois à regretter les difficultés et dangers de la survie pure et dure.).
Et ces nouveaux problèmes sont liés à l'idée de pouvoir.
Dans toute société, il y a un chef et il peut y avoir des injustices liées au fait que le chef est un chef.
La société (en tout cas quand elle devient complexe) est foncièrement inégalitaire et il est bien difficile d'accepter ces inégalités.
Alors, nous rêvons à un monde meilleur. Nous imaginons que nous pouvons changer le monde pour un monde où l'on serait tous égaux.
Mais pour rendre le monde plus "égal", malgré notre rêve d'égalité, nous plaçons à sa tête, des chefs. Mais puisqu'ils sont "chefs", l'égalité est-elle toujours possible ?
Tout commence toujours par le haut (le pouvoir) et ceux qui ne sont pas d'accord avec ce pouvoir ont le sentiment que quelque chose leur est imposé.
La société idéale serait peut-être celle qui commencerait par le bas, celle dans laquelle tout le monde serait d'accord pour vivre dans un société égalitaire dans laquelle il n'y aurait pas d'objets dont certains pourraient se rendre propriétaires. Et les chefs seraient les premiers à ne pas être propriétaires. Ils donneraient l'exemple. Le vrai exemple.
Par rapport au monde dans lequel on vit, tout cela n'est encore qu'un rêve. L'homme n'est pas prêt. Cependant, tout être humain qui a envie de faire l'expérience de ne plus avoir de propriété et de ne pas en souffrir a le droit de tenter l'expérience, de voir s'il se sent mieux ainsi et si d'autres auront envie de le suivre dans son expérience.
Cette expérience ne plaira peut-être pas à tout le monde mais, qui essaiera de vous tuer parce que vous ne possédez rien ? Pour prendre quoi ?
Et voilà ! Juste avant le week-end, vous vous retrouvez avec un article drôlement philosophique...Bon week-end quand même, les amis....
PS : l'expérience de la non propriété, elle existe d'ailleurs depuis longtemps mais jusqu'à présent elle n'a pas réussi à résoudre tous nos problèmes.
Mais je crois que le propre de ce mouvement est de refuser une véritable couleur politique et, si j'ai donné l'impression que ce mouvement est communiste, c'est peut-être bien parce que moi, au fond, je suis communiste.
Mais on ne peut pas être communiste à notre époque car les pays qui se sont dits communistes ont été cruels, peut-être encore plus que les nazis. Ce n'était peut-être pas à cause du communisme que ces pays ont été aussi cruels, mais plutôt à cause de ceux qui ont utilisé ce terme, cette belle idée, pour exprimer leur tyranie, leur goût du pouvoir, leur cruauté dans leur façon d'être au pouvoir. C'est peut-être le pouvoir, lorsqu'il n'est pas réglementé, protégé institutionnellement par un contre pouvoir, qui est tout simplement le "mal" de nos systèmes politiques quels qu'ils soient.
La constitution de la République française est complexe et pleine de systèmes qui évitent le pouvoir absolu d'un dictateur.
Ce que craignent ceux qui sont opposés au LKP, c'est la perte des protections assurées par notre république.
Ce qu'ils craignent, c'est de perdre la garantie que nous donne la France jusqu'à présent, d'être là et de reprendre les rênes et d'assurer la protection de chacun.
Ce qu'ils craignent c'est que notre île finisse par obtenir l'indépendance et, qui dit indépendance, dit risque de pouvoir absolu.
C'est un peu ce que nous avons vécu pendant les 44 jours de grève de l'année dernière : il n'y avait plus, sur le marché, dans les magasins, aucun de ces produits qui nous viennent de France (en tout cas, ils se raréfiaient de plus en plus) et nous devions nous débrouiller autrement.
Il n'y avait, par exemple, plus de bouteilles de gaz. Il fallait donc trouver des solutions pour faire chauffer nos aliments. Nous nous rapprochions d'une situation de survie. et les guadeloupéens n'aiment pas jouer à Kho Lanta. Ils préfèrent les beaux objets et le confort et tout ce qui fonctionne. Et notre jeu de Kho Lanta, ils avaient le sentiment qu'on nous l'imposait, que le LKP nous l'imposait. Qu'une dictature s'installait.
Pourtant, ça part d'une bonne idée, tout ce que propose le mouvement LKP. Il remet en cause tout ce que représente notre détestable société de consommation et l'inégalité qu'elle implique, et les destructions écologiques qui vont avec.
En fait, il faut bien le reconnaître, toute société humaine a pour but de résoudre des problèmes de survie mais, en les résolvant, provoque de nouveaux problèmes, les fameux problèmes de société, qui nous semblent plus durs à vivre que ceux qu'elle a résolus (La société prend en charge tous les problèmes de survie et nous bombarde alors de soucis tels que l'on en arrive parfois à regretter les difficultés et dangers de la survie pure et dure.).
Et ces nouveaux problèmes sont liés à l'idée de pouvoir.
Dans toute société, il y a un chef et il peut y avoir des injustices liées au fait que le chef est un chef.
La société (en tout cas quand elle devient complexe) est foncièrement inégalitaire et il est bien difficile d'accepter ces inégalités.
Alors, nous rêvons à un monde meilleur. Nous imaginons que nous pouvons changer le monde pour un monde où l'on serait tous égaux.
Mais pour rendre le monde plus "égal", malgré notre rêve d'égalité, nous plaçons à sa tête, des chefs. Mais puisqu'ils sont "chefs", l'égalité est-elle toujours possible ?
Tout commence toujours par le haut (le pouvoir) et ceux qui ne sont pas d'accord avec ce pouvoir ont le sentiment que quelque chose leur est imposé.
La société idéale serait peut-être celle qui commencerait par le bas, celle dans laquelle tout le monde serait d'accord pour vivre dans un société égalitaire dans laquelle il n'y aurait pas d'objets dont certains pourraient se rendre propriétaires. Et les chefs seraient les premiers à ne pas être propriétaires. Ils donneraient l'exemple. Le vrai exemple.
Par rapport au monde dans lequel on vit, tout cela n'est encore qu'un rêve. L'homme n'est pas prêt. Cependant, tout être humain qui a envie de faire l'expérience de ne plus avoir de propriété et de ne pas en souffrir a le droit de tenter l'expérience, de voir s'il se sent mieux ainsi et si d'autres auront envie de le suivre dans son expérience.
Cette expérience ne plaira peut-être pas à tout le monde mais, qui essaiera de vous tuer parce que vous ne possédez rien ? Pour prendre quoi ?
Et voilà ! Juste avant le week-end, vous vous retrouvez avec un article drôlement philosophique...Bon week-end quand même, les amis....
PS : l'expérience de la non propriété, elle existe d'ailleurs depuis longtemps mais jusqu'à présent elle n'a pas réussi à résoudre tous nos problèmes.
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