grippe

Publié le par elizabeth971

Bonjour ! j'ai eu la grippe ces derniers jours. Rien de bien méchant mais ça m'a mise un peu en retard dans mes travaux (j'ai une pièce de théâtre à finir d'écrire) et je n'ai pas vraiment préparé d'article pour mon blog.
J'ai noté ce matin quelque chose d'assez intéressant dans les nouvelles. Je vous fais un copié -collé de ce que j'ai entendu puis trouvé sur internet (je mets l'article en couleur) :


Nous ne signerons pas l'accord (...) Nous ne pouvons accepter qu'un accord qui laisse entendre que l'économie guadeloupéenne est encore une économie d'esclavage puisse être ainsi cautionné, y compris cautionné par l'Etat", a déclaré la "patronne des patrons" lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

L'extension à toutes les entreprises de l'accord interprofessionnel sur les salaires conclu en Guadeloupe le 26 février reste en suspens en raison de l'opposition de la FNSEA et du Medef.

Les organisations patronales ont exprimé leur opposition à cette extension lors d'une réunion la semaine dernière au ministère du Travail à Paris. Une nouvelle réunion est prévue vendredi.

L'accord interprofessionnel prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires à la charge des entreprises (50 euros), des collectivités locales (50 euros) et de l'Etat (100 euros) dans un premier temps, avant que les employeurs n'en assument seuls la charge.

Il n'a pour l'heure été signé que par des organisations patronales minoritaires et ne concerne donc qu'une petite partie des 85.000 salariés de Guadeloupe, où une grève de plusieurs semaines a paralysé cette année l'activité économique.

 

L'économie (actuelle) de la Guadeloupe serait donc une économie d'esclavage ? Je pense qu'on va pas mal parler de ça dans les débats sur internet dans les jours qui viennent.
Je me pose donc la question : qu'est ce qu'une économie d'esclavage ?
On avait parlé, pendant la grève, d'une économie de comptoir. Là, on fait mieux avec l'économie d'esclavage.
Est-ce que cela voudrait dire que le capitalisme ressemblerait un peu à l'esclavage ? Prenons la définition du mot capitalisme telle qu'elle est vue par le marxisme :

"régime économique, politique et social qui, selon la théorie marxiste, est régi par la recherche de la plus-value grâce à l'exploitation des travailleurs par ceux qui possèdent les moyens de production et d'échange."

Cette définition que je trouve tout à fait claire me semble définir assez bien l'économie mondiale qui, sous quelques variantes, régit le monde depuis quelques milliers d'années.

Dans le même dictionnaire, j'ai une définition de l'esclavage :
"état, condition d'esclave."
Bon. on continue. Un peu plus loin dans la définition, on trouve :
"la pratique de l'esclavage remonte à l'Antiquité. Principal outil de travail et objet du grand commerce, les esclaves sont alors des prisonniers de guerre et les individus les plus pauvres de la société.
[...]
à partir du XVIème siècle, il permet l'exploitation économique de l'Amérique avec le dévelopement de la "traite des noirs." [...]

Si je ne prends que quelques mots de la définition de l'esclavage ci-dessus, j'arrive à cette phrase :

"Principal outil de travail, les esclaves sont les individus les plus pauvres de la société..."

Une assez jolie phrase mais qui affaiblit la réalité de l'esclavage. Un esclave, selon la définition du même dictionnaire est une personne "de condition non libre considérée comme un instrument économique pouvant être vendu ou acheté et qui est sous la dépendance d'un maître."
Cette dépendance donnait le droit au maître, dans le cadre du Code noir (code de règles concernant les esclaves des Antilles), de punir l'esclave qui s'échappait, se rebellait. L'esclave, chez le maître dont il dépendait, était en quelque sorte en prison puisqu'il n'avait pas le droit de s'échapper.

Je déduis de tout cela qu'actuellement, l'esclavage n'existe pas ici : en effet, nous sommes libres puisque nous avons le droit de nous échapper de notre lieu de travail, de nous rebeller sans être physiquement punis (l'esclave l'était). Tout ce que nous risquons en quittant notre travail, c'est de ne plus avoir d'argent donc, de ne plus avoir de possibilité de payer un loyer à peu près choisi, une nourriture à peu près mangeable, un environnement à peu près intéressant.

Voilà qui me fait penser à un reportage que j'ai vu à la télé sur des vieilles personnes, au Japon, qui ne trouvent pas d'autre solution que de voler pour vivre. Ces personnes se retrouvent alors logiquement en prison. Et les prisons en question se mettent  à ressembler à des maisons de retraite...

Le Japon est un des pays les plus riches du monde et de nombreux vieillards n'ont plus d'autres lieu où aller que la prison.
On a donc plus besoin de manger, d'être au chaud, d'être parmi d'autres personnes qui nous ressemblent que d'être libre.

Les systèmes économiques ont peu changé depuis le début de la civilisation que nous connaissons. Mais la conception de la liberté a peut-être commencé sa mutation.

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M
Oui est ce que c'est être libre de pouvoir délibérement quitter son travail et de crier famine? est ce que les dirigeants n'abusent pas de cette position de force puisqu'il n'y a aucune alternative?<br /> <br /> j'espère que tu t'es bien remise de ta grippe. Bisosu
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