vol vert

Publié le par elizabeth971

Le nouvel objet de mon intérêt, dans le jardin, c'est le perroquet. Je l'observe depuis plusieurs semaines. Avant mon départ en vacances, il me semble que je l'avais vu et que je m'étais dit qu'il n'était pas possible de voir un perroquet vivant sa vie d'oiseau libre, dans un jardin. Mais depuis mon retour, je l'ai vu plusieurs fois. Il n'y a aucun doute, c'est bien un perroquet. Je l'ai vu deux fois cette semaine. Il faut dire que j'ai fini par repérer son chant, par le distinguer de celui des merles et des autres oiseaux chanteurs du jardin. Son chant est plus long que celui des merles et se termine par une sorte de bavardage. Le perroquet, quand il chante, semble se répondre à lui-même alors que les merles se répondent les uns aux autres.
Toujours est-il que quand j'entends le chant du perroquet, je me précipite sur les jumelles, si elles ne sont pas loin, et je l'observe. Il se perche dans les arbres, sur les fils de téléphone où il joue les funambules (marchant la tête en bas et se remettant à l'envers) ; sur les toits des maisons, il marche tout le long du toit puis s'envole. Son envol est vert clair, rapide, pas comme un éclair mais comme une impression verte qui dure quelques instants.  

Les perroquets étaient nombreux à l'arrivée des français, au XVIIème siècle. Au temps du Père Labat (vers 1700), il y en avait encore. Il décrit son perroquet : il est très gros et rouge. Bon. il le mange parce qu'il croit qu'il est vieux et une fois qu'il l'a tué, il se rend compte que le perroquet (ou ara) était jeune. Dommage.
Les perroquets de l'île étaient gros et rouges et n'existaient nulle part ailleurs. Ils ont été exterminés (au XVIIIème siècle, je crois), parce qu'ils ravageaient les cultures.

bibliographie :
Voyage aux îles par le Père Labat
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Publié dans belle Guadelooupe

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