les fonctionnaires et la grève
Serons-nous payés après 44 jours de grève ? Mary, toi qui me poses la question, tu tombes en plein dans le grand débat du moment sur les fonctionnaires.
Beaucoup de militants du LKP sont paraît-il des fonctionnaires qui ne risquent pas de perdre leur emploi. Ils sont très critiqués par ceux qui sont opposés au mouvement LKP à cause des fameux « 40% de vie chère » et parce que beaucoup pensent que les journées de grève ne seront pas décomptées de leur salaire, ce qui leur permet de prolonger la grève sans risque. Ceux qui critiquent les fonctionnaires pensent donc que oui, nous serons payés. Les profs qui ont, dans le passé, vu leurs journées de grève décomptées de leurs salaires affirment que non : nous ne serons pas payés pour les jours non travaillés.
Beaucoup de fonctionnaires ont en réalité essayé de continuer de travailler pendant la grève. Bien sûr, ceux qui ne pouvaient pas se rendre sur leur lieu de travail - soit parce qu’il n’y avait pas de bus, soit parce qu’ils n’y avait pas d’essence, soit parce qu’il y avait des barrages sur les routes, soit parce que leur lieu de travail était bloqué par les grévistes - ne sont pas allés travailler. Il s’agit alors de cas de force majeure et il en sera tenu compte par les services de ressources humaines au moment où on va calculer les absences.
En ce qui me concerne, je n’ai pas travaillé pendant une semaine entière (et je la récupèrerai sur mes congés si c’est nécessaire car il me reste une semaine de congés pour 2008) ; le reste du temps, je suis venue chaque fois que je n’en ai pas été empêchée. L’avant-dernière semaine de grève, on travaillait par roulement, un jour sur deux à cause des problèmes d’essence et la semaine dernière, on était de toute façon en jours fériés pour carnaval (oui, on a trois jours fériés pendant la semaine de carnaval, ici) alors ça ne comptait pas.
En fait, on a vraiment repris le travail mardi. Et depuis mardi ou mercredi, il y a une information qui circule sur internet. Selon cette information, les fonctionnaires reçoivent l’intégralité de leur salaire en cas de conflit à condition qu’il n’ait pas duré plus de 45 jours consécutifs. Comme le conflit a duré 44 jours, l’information en question conclut que les militants du LKP on fait exprès de ne pas dépasser les 44 jours. Je ne sais pas très bien où on met nos trois jours fériés dans tout ça car je n’ai pas fait les calculs.
Quelle est donc la situation aujourd’hui ? Pas de gaz, coupures d’électricité, pas de supermarchés, pas d’argent dans les distribanques.
Comment vais-je faire pour me procurer mon shampoing puisque les supermarchés sont fermés ?
Première possibilité : je demande à mes enfants de m’envoyer du shampoing par la poste (la poste a fonctionné cette semaine).
Deuxième possibilité : si les prix des billets sont abordables, je pose mes congés annuels et je vais deux ou trois semaines en France pour faire mes courses et aller voir mes enfants. Il faudra alors que toutes celles qui ont le même problème que moi me disent quelle est leur marque de shampoing préférée pour que j’en ramène pour tout le monde car je suis bien sûre que la question du shampoing tracasse plus d’une femme en Guadeloupe.
Beaucoup de militants du LKP sont paraît-il des fonctionnaires qui ne risquent pas de perdre leur emploi. Ils sont très critiqués par ceux qui sont opposés au mouvement LKP à cause des fameux « 40% de vie chère » et parce que beaucoup pensent que les journées de grève ne seront pas décomptées de leur salaire, ce qui leur permet de prolonger la grève sans risque. Ceux qui critiquent les fonctionnaires pensent donc que oui, nous serons payés. Les profs qui ont, dans le passé, vu leurs journées de grève décomptées de leurs salaires affirment que non : nous ne serons pas payés pour les jours non travaillés.
Beaucoup de fonctionnaires ont en réalité essayé de continuer de travailler pendant la grève. Bien sûr, ceux qui ne pouvaient pas se rendre sur leur lieu de travail - soit parce qu’il n’y avait pas de bus, soit parce qu’ils n’y avait pas d’essence, soit parce qu’il y avait des barrages sur les routes, soit parce que leur lieu de travail était bloqué par les grévistes - ne sont pas allés travailler. Il s’agit alors de cas de force majeure et il en sera tenu compte par les services de ressources humaines au moment où on va calculer les absences.
En ce qui me concerne, je n’ai pas travaillé pendant une semaine entière (et je la récupèrerai sur mes congés si c’est nécessaire car il me reste une semaine de congés pour 2008) ; le reste du temps, je suis venue chaque fois que je n’en ai pas été empêchée. L’avant-dernière semaine de grève, on travaillait par roulement, un jour sur deux à cause des problèmes d’essence et la semaine dernière, on était de toute façon en jours fériés pour carnaval (oui, on a trois jours fériés pendant la semaine de carnaval, ici) alors ça ne comptait pas.
En fait, on a vraiment repris le travail mardi. Et depuis mardi ou mercredi, il y a une information qui circule sur internet. Selon cette information, les fonctionnaires reçoivent l’intégralité de leur salaire en cas de conflit à condition qu’il n’ait pas duré plus de 45 jours consécutifs. Comme le conflit a duré 44 jours, l’information en question conclut que les militants du LKP on fait exprès de ne pas dépasser les 44 jours. Je ne sais pas très bien où on met nos trois jours fériés dans tout ça car je n’ai pas fait les calculs.
Quelle est donc la situation aujourd’hui ? Pas de gaz, coupures d’électricité, pas de supermarchés, pas d’argent dans les distribanques.
Comment vais-je faire pour me procurer mon shampoing puisque les supermarchés sont fermés ?
Première possibilité : je demande à mes enfants de m’envoyer du shampoing par la poste (la poste a fonctionné cette semaine).
Deuxième possibilité : si les prix des billets sont abordables, je pose mes congés annuels et je vais deux ou trois semaines en France pour faire mes courses et aller voir mes enfants. Il faudra alors que toutes celles qui ont le même problème que moi me disent quelle est leur marque de shampoing préférée pour que j’en ramène pour tout le monde car je suis bien sûre que la question du shampoing tracasse plus d’une femme en Guadeloupe.
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